jeudi 28 janvier 2010

"Quand les hommes dansent sur les femmes, est-ce que le bon Dieu ferme les yeux ?"

Un rayon de soleil, du vent, il faisait froid mais je me sentais heureux, je ne sais pourquoi. J'aime bien les vents froids, ça me fait penser à d'immenses étendues d'eau remplies d'animaux légendairement grands. Une falaise. Je vais au sommet, juste au bord, et je regarde l'eau se mouvoir amplement, de grandes ombres apparaissent et disparaissent. Je tends les bras, et comme crucifié, je me laisse tomber dans le Glacial. Je vois tout, clairement. Je ne vois pas le fond, il est dans l'obscurité. Je vois des créatures imaginaires planer dans les ondes, je sens le froid me déchirer la peau. Je nage et il fait toujours plus froid, je sens une ombre passer au dessus de moi, et aperçois un gigantesque léviathan, qui pousse un cri, pareil au chant des baleines, sa voix est telle qu'on en vient à penser qu'elle regroupe toutes les beautés du monde. A ce chant, les autres créatures répondent, par des sons courts, assez aigus. Une harmonie se crée.
Du fond monte une majestueuse vibration, grave et lente comme si le Froid lui-même s'exprimait. Le fond n'était pas dans l'obscurité, c'est uniquement le corps sombre d'une créature dont je ne percevais qu'une infime partie, qui sait à quoi elle ressemble, cette Muse dont le corps semble s'alanguir sur la terre entière.

jeudi 7 janvier 2010

Ne vous déplaise..

"Moi ce que j'aime chez Gainsbourg, c'est surtout le personnage" m'a-t-elle dit.
C'est vrai, moi j'aime les deux, personnage et chanson. Gainsbourg ou Gainsbarre, qu'importe, j'aime les deux. Même si je préfère la voix de ses premières chansons, mais ça on s'en fout. Il a neigé, maintenant il pleut, demain il y aura du verglas, et des heures de dodo en plus.
J'arrive plus à dessiner, ça y est. Peut-être parce que je fais plus comme d'habitude, on se lasse vite du stylo bille noir. Et pourtant, je dois trois ou quatre dessins à des gens. Enfin bon, j'essaierai de me retrouver. J'écris surtout en ce moment, et du coup j'oublie de vous écrire alors que pourtant c'est seulement ici que vous trouverez de l'intérêt à ce que j'écris, ou pas, enfin que vous pourrez lire des écrits puisqu'ici c'est publique.
J'ai toujours eu un rapport assez mauvais avec le temps, j'aime pas grandir. Et j'ai réalisé il y a peu que je sais absolument pas où je serai dans 30 ans, que je ne verrai peut-être plus tous les gens que je vois aujourd'hui depuis longtemps, je serai sur les routes, ou dans un métier à la con, suivant si j'ai changé ou pas. Je serai peut-être mort, cancer, accident, suicide, meurtre, c'est pas les occasions qui manquent. Ça me fait bizarre, ce flou.

Oui, ce soir j'ai décidé d'écrire mes états d'âme, même si ça vous plaît pas (d'où le titre).
Je suis fou amoureux. J'ai peur de Demain. Je regrette Hier. Je veux un chocolat chaud à l'ancienne. J'ai envie de tourner des films, j'ai envie de prendre des photos, de finir un livre, de hurler à m'en faire péter la voix, de jouer sur scène, de saluer sous les applaudissement, de mourir pour voir ce que ça fait, de m'échouer sur des quais de gare, de devenir mousse sur un bateau, d'enfiler le costume de Spider man pour voir ce que ça fait, d'aller à des concerts, de jouer de la guitare avec et devant des gens, j'ai envie de vivre, j'ai envie d'aller à la mer, j'ai envie de voyager, j'ai envie de dormir, j'ai envie de tomber, j'ai envie de ressentir plein de trucs, j'ai envie d'avoir une vie de bohème, j'ai envie de faire des dessins poétiques, j'ai envie d'L., j'ai envie de me perdre quelque part, j'ai envie de prendre l'avion au moins une fois, j'ai envie de vomir, j'ai envie de rire, j'ai envie de pleurer, j'ai envie de tout ça, et de plein de trucs encore, mais je les oublie.

Je veux être un écrivain célèbre, un comédien talentueux, un artiste torturé, un musicien fou.
Alors vous pensez bien que la couleur de mes caleçons, je m'en fous.

mercredi 6 janvier 2010

C'est peut-être qu'un bête chocolat à l'ancienne, mais jamais j'en reboirai d'aussi bon.

Parce qu'au-dessus de cette tasse j'avais eu un sourire d'enfant. Qui venait agrandir un sourire con.