jeudi 9 décembre 2010
"Tu nous cours avec tes scorpions, y'a que ça, on se croirait dans le Sahara"
J'écoute Brassens. Vous savez le moustachu qui pompe sa guitare tel un Shadock, roule les "R" et chante d'une voix d'un autre temps des textes grivois, tristes, ou bien terriblement poétiques ? Ca a beau être démodé pour certains, je ne peux pas m'empêcher d'adorer ce monsieur. Comme un grand-père qui chante l'Amour, les filles de joie ou celles qu'on aime et celles qui sont parfois les deux. Celui qui critiquait la société brillamment au détour d'une seule phrase ou d'une tournure qui sortait d'une voix un peu rustique, un peu brute, dont on fait n'importe quoi, sauf naturellement les flûtes. Je saurais pas vous dire ce que je ressens quand j'écoute ses chansons. Elles sont vieilles et pourtant intemporelles et la guitare, que l'on pense répétitive est pourtant mélodieuse pour qui veut bien l'écouter vraiment. La voix d'une époque perdue, où les putains étaient encore respectées, le temps des copains d'abord et où la galanterie n'était pas quelque chose d'exceptionnel.
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