dimanche 14 novembre 2010
And I say I don't know what's going on
Comment peut-on en être réduit à ça ? A un simple scorpion qui vous noue les entrailles, vous donne envie de vomir et vous regarde vous traîner de son air hautain ? Comment peut-on en arriver à voir tout en noir au point de vouloir rejoindre le Grand Inconnu ? Par quelle force cette bête peut arracher toutes les émotions qui nous constituent et fait s'effriter le doux masque de l'Insouciant Sourire ? Comment est-elle arrivée là, cette chose immonde et glaciale ? Y est-elle depuis toujours ? Etait-elle reclue dans un coin d'Ombre en attendant le moment propice pour lancer à la vitesse de l'éclair son épée sur mes entrailles ? Comment faire pour me débarasser du venin ? Existe-t-il un antidote ou bien suis-je condamné à sentir ses huit pattes froides courant le long de mes parois et son aiguillon dressé comme une épée de Damoclès , prêt à s'abattre impitoyablement à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit ? Le Scorpion me rend fou et s'en félicite; c'est exactement ce qu'il veut, que je devienne fou et que je rampe à ses pieds, mortel et si vulnérable. Il veut avoir un contrôle total et se délecte de la vacuité qui emplit mon enveloppe. Il triomphe, majestueux, paradant dans le désert de mon corps et de mon esprit, contemplant ses sujets: l'Absence, l'Indifférence, le Vide.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire